La Psychothérapie Centrée sur le Pardon

La Psychothérapie Centrée sur le Pardon

La « Psychothérapie Centrée sur le Pardon »

La Psychothérapie centrée sur le pardon ©: est une méthode de psychothérapie développée par Pascal et Marie Laurence Parinet, psychanalystes et Gestalt-thérapeutes.
Nous savons tous l’importance du pardon qui vise à « effacer l’ardoise du mal fait » et à retrouver la paix en soi et avec les autres. La psychothérapie, elle, a pour but de guérir les blessures, de supprimer certaines souffrances ou encore de soigner certaines pathologies. Qu’elle place alors pour le pardon en psychothérapie?

La « Psychothérapie centrée sur le pardon ©» est une méthode que nous avons développée à travers notre expérience à la fois professionnelle de psychothérapeutes et personnelle. Il s’agit de l’intégration du processus de pardon à la psychothérapie, même si celui ci n’est pas forcement nommé, il en constitue un axe de travail.

Cela va donc au delà d’ajouter ou de faire une démarche de pardon au sein d’un travail sur soi, mais bien de l’intégrer dans le processus thérapeutique. La « Psychothérapie centrée sur le pardon © » n’a donc rien à voir avec les cheminements de pardon habituellement proposés par exemple au cours de retraites spirituelles. Il s’agit véritablement d’un travail psychothérapeutique.

Nous avons, en tant que Gestalt-thérapeutes (psychothérapie de l’ici et maintenant) comme adage la phrase de JP Sartre « L’important n’est pas ce que l’on a fait de moi, mais ce que je fais aujourd’hui avec ce que l’on a fait de moi » insistant sur la responsabilité de chacun par rapport à sa vie.

Nous le savons tous le pardon est ce qui permet de rompre avec le mal et souvent de le transformer en bien. L’attitude bienveillante de celui qui pardonne invite également l’autre à adopter le même comportement et à changer. Les personnes qui n’arrivent pas à pardonner se retrouvent confrontées principalement à :
soit rester bloquées dans le ressentiment et continuer d’alimenter des sentiments d’agressivité, de vengeance ou de haine, et donc à continuer à souffrir.
soit entrer dans une pseudo-indifférence. Il s’agit souvent d’un sursaut d’orgueil, qui peut parfois être positif pour se reconstruire lorsqu’il est transitoire, mais lorsqu’il s’installe d’une façon durable devient vite problématique.

Lorsqu’on parle de pardon, on pense tout de suite à une offense et à quelqu’un qui a fait du mal. Autrement dit, on situe le pardon sur le plan du bien et du mal, c’est à dire de la morale. Même si cela est souvent juste, il est possible d’élargir cette vision.

Il peut arriver que des personnes en veulent à d’autres pour des blessures, sans pour autant qu’ils leur aient fait du mal, parfois même en voulant faire bien, comme c’est par exemple souvent le cas dans l’éducation.
D’autres fois, lorsque les désirs conscients ou inconscients sont frustrés par la réalité du monde extérieur, certains en rendront d’autres responsables, alors qu’ils n’y sont pour rien dans ce qui les fait souffrir.

Il est souvent nécessaire de prendre en compte l’ensemble des aspects occasionnant la souffrance à un niveau plus profond, voire inconscient.
La « Psychothérapie centrée sur le pardon © » permet d’intégrer ce dernier au processus thérapeutique en élargissant le concept au delà du mal objectivement fait.

Différents processus psychologiques peuvent venir se fixer sur un « autre extérieur ». Il s’agit d’aider la personne à en prendre conscience. Dans ce cadre, le processus de pardon, lorsqu’il est intégré à une psychothérapie couvrant l’ensemble du champ psychique, permet de lâcher en se ré-appropriant son vécu.

Cela permet de mettre du sens à son vécu d’une façon plus large et de rompre avec la souffrance pour accueillir les forces de vie en soi. Cela permet également d’être en paix avec soi même et avec les autres.

La « Psychothérapie centrée sur le pardon © » permet d’intégrer le pardon au processus de changement thérapeutique pour redonner à chacun sa liberté et prendre la responsabilité de sa vie.

Comment gérer les TOC

Comment gérer les TOC

 TOC: comment les gérer?

Lorsqu’on parle de TOC on pense à des troubles invalidants, mais beaucoup ont des petits habitudes ou gestes qui, même s’ils ne sont pas à vraiment parler des TOC, y ressemblent sous une forme atténuées ou en sont comme les prémisses. En même temps, il ne faut pas s’affoler pour autant, cela fait souvent partie de la vie d’avoir des « rituels » il n’y a rien d’anormal à cela, même s’ils sont le signe d’une certaine anxiété. Les TOC eux sont beaucoup plus gênant et empêchent la personne d’avoir une vie normal ou en tout cas l’individu le vit comme quelque chose de subi et d’invalidant. Ils constituent alors un trouble psychologique. Les TOC peuvent avoir un niveau de sévérité très différent qui va des petits TOC que chacun peut constater dans sa vie, par exemple en cas de stress, à des TOC qui envahissent toute la vie de l’individu.

TOC de vérification

Ce type de TOC concerne l’action de vérifier pour éviter le sentiment d’angoisse. Dans ce type de TOC le doute a une place importante comme symptôme d’un conflit interne, générateur d’angoisse et d’obsession. On pourrait presque parler dans certains cas d’une névrose du doute.

TOC d’annulation

Il s’agit là d’annuler une pensée soit par une action mentale comme par exemple compter, réciter une prière, un mot, une phrase, ou encore par une action physique comme par exemple faire un pas en arrière, faire un geste, etc. Les TOC d’annulation concerne des pensées, des désirs ou des actes vécus comme coupables.

TOC en lien avec la phobie

Beaucoup de TOC sont en liens avec les phobies. Ce sont en général tous les TOC de nettoyage comme se laver les mains ou désinfecter qui concernent la phobie des microbes. Mais cela peut être aussi en lien avec certains objets qu’il faudra éviter et dont la vue déclenchera des TOC d’annulation.

TOC: les gérer ou en guérir

Il est évident qu’en fonction de la gravité du TOC et de leur nature, le traitement sera différent, qu’il sera plus ou moins long et qu’il ne donnera pas forcement les mêmes résultats.Il y a différentes possibilités pour permettre soit de guérir, soit de diminuer, soit encore de mieux gérer les TOC. D’abord certains médicaments vont souvent réduire les TOC. Ensuite, il est possible d’agir, grâce à une psychothérapie, sur le processus en le rendant plus conscient. Enfin, il est également possible d’améliorer la situation par une analyse qui permet de rendre conscient les conflits sous-jacents La plupart du temps, l’association médicaments et psychothérapie permettent d’obtenir de bons résultats, voir la guérison.

La psychothérapie centré sur le processus

Il s’agit de remonter le processus de mise en place du TOC c’est à dire de faire le chemin inverse. Cela permet de rendre consciente chacune des étapes qui mènent au TOC. L’objectif est d’aider la personne a pouvoir agir et arrêter le processus en commençant de la dernière étape et en remontant progressivement à la première jusqu’à la disparition du TOC dès sa mise en place.

La psychothérapie centré sur le type de TOC

La psychothérapie peut se centrer sur le type de TOC et remonter au déclencheur afin d’aider la personne à apprendre à gérer ce qui en est à l’origine. Les TOC de vérification concernent plus particulièrement le doute et la peur d’une catastrophe (voleur, feu, etc). Pour les TOC d’annulation, on pourra se centrer sur les pensées et ressentis plus ou moins inconscients qui font l’objet d’annulation. Il s’agira alors d’aider la personne a prendre conscience de ce qu’elle ressent et pense, de le dédramatiser et d’apprendre à l’accepter en sachant que ce ne sont que des fantasmes. Pour les phobies, il s’agira de mettre à jour les angoisses à l’origine du TOC.

La psychothérapie centrée sur le doute

Un des aspects récurent des TOC constitue le doute. Tout un travail peut se faire autour du doute et des angoisses qu’il suscite. Il s’agit aussi de renforcer la confiance en soi, en ce que la personne pense ou ressent.

La Gestalt-thérapie

La Gestalt-thérapie permet de travailler tous les aspects que nous venons de voir mais elle permettra en plus de travailler un des points importants lié au TOC qui est la rupture de contact. Lorsqu’une personne est sous l’emprise d’un TOC, elle n’est plus en contact ni avec son ressenti, ni avec l’environnement mais bloquée dans sa tête. Un des adages de la Gestalt qui est « quitter la tête pour être dans son corps »s’applique particulièrement à la problématique des TOC.
La Gestalt-thérapie par son origine à la croisée des différents courants analytiques, comportementaux et systémiques, constitue une approche qui convient assez bien au TOC

Guérir de la dépendance affective

Dépendance affective

D’abord nous avons tous des besoins affectifs et même si la plupart ne le vivent pas comme une dépendance il n’en reste pas moins vrai que cela dépend tout de même en partie de l’environnement. Dans ce domaine nous sommes dans l’interdépendance. Mais certaines personnes sont réellement dépendantes. Peut être reconnaitrez vous quelques manifestations comme par exemple:

Avoir besoin de l’avis ou approbation des autres pour prendre une décision, pour agir
Doute ou angoisse quand doit prendre une décision seul
Ne supporte pas la solitude
Relations fusionnelles, adhésives ou « collantes »
En demande affective quasi permanente pour se sentir rassuré
Besoins d’être aimé, reconnu, apprécié, d’une façon excessive
Peut accepter de ne pas être respecté, voir d’être maltraité par les personnes dont il ou elle dépend.
Difficulté ou impossibilité à se séparer
Et lorsque ces conditions ne sont pas présentes la personne ressent de l’anxiété ou l’angoisse, peut devenir jalouse même agressive. Tout cela est signe de dépendance affective.

Les besoins affectifs

Tout le monde a des besoins affectifs, c’est quelque chose de normal, le contraire serait même pathologique. L’absence de « nourriture affective » est un peu comme l’absence de nourriture physique, si elle vient à manquer cela déclenche la recherche d’une satisfaction, à une autre échelle cela devient obsédant et plus loin encore cela entraine des troubles psychiques ou physiques.
Ce qui est pathologique dans la dépendance affective c’est:
l’aspect chronique
l’intensité de la demande affective
les comportements inadaptés et répétitifs qui mènent à des impasses ou à des échecs
le fait d’attendre de l’autre qu’il devine et vienne combler le manque ou le vide
et enfin de ne pas assumer et prendre la responsabilité de ce besoin et donc d’être dans des mécanismes d’évitement et de dépendance.

Comment guérir de la dépendance affective

La première des choses pour sortir de la dépendance affective est de prendre conscience de son fonctionnement. Il convient d’abord de réaliser que cela ne vient pas des autres. Autrement dit prendre conscience de la problématique et prendre la responsabilité de se faire aider.
Ensuite il y a plusieurs aspects qui permettrons d’en sortir tels que:
Retrouver le contact avec son ressenti
En dehors de l’angoisse la personne n’est pas en contact avec son corps. Il s’agit de retrouver les sensations corporelles, les émotions et les sentiments.
Apprendre à gérer le sentiment de manque ou de vide
Découvrir son véritable besoin
Le contact avec son ressenti permettra de prendre pleinement conscience de son véritable besoin et surtout de pouvoir l’exprimer, le mettre en mot.
Inverser le mouvement intérieur
La dépendance crée un mouvement en creux, tourné vers l’intérieur ce qui génère la sensation de manque, un peu comme quand on a le ventre creux à cause de la faim.. Il y a comme une hémorragie de l’énergie vitale qui se perd dans un puit sans fond. C’est l’angoisse qui en est à l’origine.
Le support du psychothérapeute permet de retrouver un fond solide et donc d’arrêter cette hémorragie.
Une fois le mouvement inversé et la sensation d’un socle intérieur ou encore de la terre ferme sous ses pied la personne, peut retrouver son sentiment d’exister.
Cela lui permet ensuite de retrouver sa propre valeur.
Une des croyances des personnes dépendantes est qu’elles n’ont pas de valeur. Le contact avec son corps, le fait de retrouver sa propre portance et surtout son sentiment d’exister viennent restaurer l’image de soi et la confiance en soi.
Aller à la rencontre des autres et agir sur l’environnement
Tout ce que nous avons vu permet de sortir de l’attente dépendante et d’aller à la rencontre des autres dans l’altérité. Il s’agit d’exprimer clairement ses besoins, de faire des demandes directes plutôt que d’utiliser des stratagèmes d’évitement.
A partir de là, la personne est soit guérie de la dépendance, soit en chemin vers la guérison.

Les scrupules

LES SCRUPULES
Les scrupules constituent une ou des obsessions en lien avec une conscience morale tyrannique et liées à la culpabilité.

Le scrupule concerne la culpabilité par rapport à un idéal. Lorsque la conscience morale et l’idéal s’associent à la culpabilité, il y a alors des scrupules.

Les « bons » scrupules

Il arrive à tout le monde de ressentir des scrupules par rapport à une action qu’on pourrait qualifier de limite sur le plan morale, par exemple d’annuler un rendez vous au dernier moment. Cela arrive lorsque la décision repose sur un choix qui met en jeu la morale mais que ce choix n’est pas très clair pour la personne ou en tout cas as assumé. Elle ressent alors des scrupules qui sont l’expression de son sentiment de culpabilité face au doute ou au flou du choix à prendre. Cela arrive également lorsqu’il y a une obligation de prendre une décision ou d’agir qui va à l’encontre de sa morale.
Ces types de scrupules sont normaux et sains car ils signalent à la personne qu’elle va à l’encontre de sa morale.

Lorsque le scrupule devient pathologique

Les scrupules deviennent pathologiques lorsqu’ils présentent les aspects suivant:

soit parce qu’ils ne sont pas en proportion avec l’évènement ou n’ont pas de lien direct avec
soit parce qu’ils sont chroniques
soit encore parce que la personne fait tout ce qu’elle peut pour éviter la situation sans y arriver et donc subi les évènements avec un sentiment de culpabilité

En dehors des quelques situations que nous avons cité précédemment on peut dire que la majorité des scrupules sont pathologiques.

Il arrive fréquemment que les scrupules se fixent sur des aspects religieux chez les croyants. Dans ce cas, ils vont par exemple se porter sur la notion de péché ou sur tout ce qui peut rejoindre les questions de morale en lien avec la pratique religieuse. Il ne s’agit pas alors de problématique spirituelle mais bien d’un trouble psychologique qui va se fixer sur des questions spirituelles.

Les scrupules, lorsqu’ils sont pathologiques, sont source de souffrance, parfois très grande, et donner des angoisses importantes.

Il est important de ne pas porter un regard moral, même religieuse, sur la problématique apportée, car cela ne fait que renforcer les scrupules, mais plutôt de proposer à la personne d’entreprendre une psychothérapie.

Comment se libérer des scrupules

La première chose consiste à déculpabiliser. Les scrupules sont l’expression directe d’une culpabilité qui se fixe sur certains aspects de la vie de l’individu. Pour cela il est nécessaire que la personne puisse prendre conscience du décalage qui existe entre sa culpabilité et la réalité. Il y a donc, dans un premier temps, tout une travail psychothérapeutique en lien avec la culpabilité, les angoisses éventuelles et les pensées morbides.

Lorsque celles ci seront atténuées, il sera possible d’approfondir et de traiter les scrupules comme nous l’avons vu pour les autres pensées obsessionnelles, tout en déculpabilisant systématiquement à chaque fois où ce sera nécessaire.

Cela nécessite d’abord d’être conscient de la chronologie du processus: de la situation à l’origine, des ressentis, des pensées qui en découlent, du scénario, etc… Ensuite il convient de se poser la question de l’adéquation. Est ce que le ressenti est juste, est ce que les pensées correspondent à la situation, est ce que le scénario n’est pas imaginaire. Dans bien des cas en persévérant, il sera possible de réaliser que ce n’est que de l’imagination et d’apprendre à les réfuter.

Ensuite il sera souvent utile de remonter le cycle du processus pour pouvoir l’arrêter dès l’origine. Autrement dit il convient de faire le chemin inverse en prenant conscience de chacune des étapes pour revenir à un mode de fonctionnement sain.

Enfin, il à partir de là, il sera possible de trouver d’autres chemins en étant plus conscient :
des mécanismes qui jusqu’alors était inconscients
de ses ressentis et des pensées qui en découlent
pour pouvoir trouver une adaptation plus créatrice

Parallèlement il sera nécessaire de retrouver le contact avec le concret, avec l’environnement et avec les autres car la personnes en prise avec des pensées obsessionnelles est coupée de l’environnement. Il s’agira donc d’apprendre à vivre dans « l’ici et maintenant » et non pas ailleurs ou dans un autre temps.
Le fait de renouer avec le contact permettra de remettre en route l’adaptation créatrice qui sera un antidote à l’enferment dans les pensées. Tout cela se déroule dans le cadre d’une psychothérapie.

Pensées obsessionnelles

Les pensées obsessionnelles

Les obsessions sont dues à ce que nous appelons l’intelligence discursive, c’est à dire celle qui tient des discours en nous. Lorsque la pensée tourne en boucle, elle devient vite obsédante. L’individu ne pense plus qu’à la même chose de façon réplétive, voir même constamment.
Les pensées obsessionnelles peuvent concerner tous les aspects de la vie.

La première chose est de les regarder comme le symptôme de quelque chose de plus profond dont la personne n’a pas conscience. Il y a donc deux façons de voir. Une façon à cours terme qui va consister à tenter de supprimer le symptôme et parfois c’est suffisant. Une façon à long terme qui cherchera plutôt la prise de conscience de ce qui est à l’origine des pensées obsédantes.

Un autre aspect en lien avec les obsessions, c’est qu’elles constituent des défenses face à une problématique plus profonde et qui fragiliserait encore plus l’individu comme par exemple une dépression. On peut donc les voir comme quelque chose qui à un moment a eu une utilité et constituait une adaptation, mais qui est devenu automatique et inadapté.

Ces pensées s’organisent souvent autour d’un scénario dont la personne ne mesure pas la portée. Ce scénario va prendre certains éléments dans la réalité ou la situation présente mais il en prend aussi dans les fantasmes inconscients. Cela signifie qu’il y a une part d’actuel et une part d’imaginaire qu’il convient de rendre conscient et de discerner. Lorsque la personne perçoit mieux son scénario, alors elle devient plus capable de mettre de la distance par rapport à ce type de pensées.

Mais au delà du scénario, c’est tout un processus de pensée qui se met en place sous forme d’une boucle qui vient se renforcer « à chaque tour » Et c’est ce processus qu’il est important d’identifier pour pouvoir en sortir.

Comment s’en libérer?

Nous avons vu que les pensées obsessionnelles suivait un processus en boucle qui se renforçait à chaque passage. Il est donc important d’ouvrir le cercle de cette boucle de pensées.

Cela nécessite d’abord d’en prendre conscience, ce qui veut dire être conscient de la chronologie du processus: de la situation à l’origine, des ressentis, des pensées qui en découlent, du scénario, etc…

Ensuite il convient de se poser la question de l’adéquation. Est ce que le ressenti est juste, est ce que les pensées correspondent à la situation, est ce que le scénario n’est pas imaginaire. Dans bien des cas, il sera possible de réaliser que ce n’est que de l’imagination et d’apprendre à les réfuter.

Ensuite il sera souvent utile de remonter le cycle du processus pour pouvoir l’arrêter dès l’origine. Autrement dit il convient de faire le chemin inverse en prenant conscience de chacune des étapes pour revenir à un mode de fonctionnement sain.

Enfin, il à partir de là, il sera possible de trouver d’autres chemins en étant plus conscient :
des mécanismes qui jusqu’alors était inconscients
de ses ressentis et des pensées qui en découlent
pour pouvoir trouver une adaptation plus créatrice
Parallèlement il sera nécessaire de retrouver le contact avec le concret, avec l’environnement et avec les autres car la personnes en prise avec des pensées obsessionnelles est coupée de l’environnement. Il s’agira donc d’apprendre à vivre dans « l’ici et maintenant » et non pas ailleurs ou dans un autre temps.

Le fait de renouer avec le contact (avec soi même et avec l’environnement) permettra de remettre en route l’adaptation créatrice qui sera un antidote à l’enferment dans les pensées.

Tout cela se déroule dans le cadre d’une psychothérapie.